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Le COBOL a fêté ses 65 ans en 2024

📆 25/12/2025


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Le Cobol a fêté ses 65 ans en 2024. Et il n'est pas prêt de prendre sa retraite, quoi qu'en disent ses détracteurs.

En premier lieu, le consensus du marché évoque plusieurs centaines de milliards de lignes de code Cobol toujours en production, principalement dans le secteur financier. Un tel patrimoine applicatif ne peut être migré en quelques années, même si des outils de modernisation existent depuis une trentaine d'années. Ils permettent de convertir du code Cobol en Java, C#, etc. généralement pour gérer le départ à la retraite des Cobolistes. Et puis, réécrire des applications critiques qui fonctionnent correctement (même si elles ne sont pas toujours facilement maintenables) est un risque que certaines entreprises diffèrent le plus longtemps possible, un retour sur investissement rapide n'étant d'ailleurs pas toujours facile à prouver.

En second lieu, le Cobol est un langage normalisé qui évolue régulièrement, même si son rythme (1985, 2002, 2014, 2023) ne peut être comparé à celui de Javascript, Java ou encore C++. Contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord, il est tout à fait possible d'écrire du code modulaire et même orienté objet en Cobol. Mais il est vrai que la majorité des programmes en activité n'utilise pas les dernières nouveautés du langage, étant donné qu'ils ont été écrits depuis des dizaines d'années. La solution ? Les moderniser grâce à des outils généralement épaulés par l'IA qui permet de leur redonner une vraie jeunesse. IBM, parmi d'autres éditeurs, propose de tels outils (Watson Code Assistant for Z).

Un autre point qui est plutôt passé sous silence réside dans les performances du Cobol qui est un langage compilé. Il n'a pas à rougir quand on le compare à d'autres langages qui 'tournent' également sur Mainframe comme Java ou C++. Les compilateurs Cobol ont tout de même bénéficié de dizaines d'années pour se perfectionner 😉

Et puis, COBOL est l'acronyme de COmmon Business-Oriented Language, ce qui signifie qu'il est lisible facilement par les différents métiers de l'entreprise pour qui ces programmes sont destinés. Et c'est d'ailleurs assez ironique quand l'on y pense car il y a de moins en moins de Cobolistes en activité (moins de un million a priori, versus plus de 20 pour Java par exemple) alors que l'apprentissage du langage est simple.

Enfin, last but not least, il nous faut évoquer la formidable puissance des machines sur lesquelles 'tournent' la majorité des programmes Cobol. Je veux bien sûr parler du Mainframe. IBM reste son principal pourvoyeur, et remet à jour cette plate-forme très régulièrement. La nouvelle gamme z17 est sortie cette année, avec des performances toujours très élevées. La fiabilité du Mainframe n'est plus à prouver, avec un ratio de 99,999999% qui équivaut à 0,3 seconde d'arrêt par an ! Il est également capable d'exécuter des workloads sous z/OS ou Linux, écrits en Cobol, PL/1, Asembleur, Java, Python, C++... et de s'intégrer totalement au monde open et à ses pratiques Devops grâce à des projets comme Open Mainframe menés par la fondation Linux.

Vous l'aurez compris, le légendaire Cobol est loin d'avoir disparu et restera encore de nombreuses années en service. J'ai d'ailleurs profité d'une récente mission dans le monde de l'Assurance pour m'y remettre et redécouvrir le monde du Mainframe. IBM met à votre disposition une très belle plateforme de formation en ligne (IBM Z XPLORE), de nombreux cours Cobol gratuits sont disponibles ainsi que le compilateur GNU Cobol. Que vous soyez passionné par les langages de programmation ou simplement curieux, n'hésitez pas 😄



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